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David Enjalran au restaurant du Grand Hôtel d’Orléans

Le Grand Hôtel d’Orléans a recruté l’ex- chef étoilé de l’Esprit du vin David Enjalran. La gestion de l’établissement est désormais assurée par d’anciens employés associés avec Guillaume Arguel.

Le Grand Hôtel d’Orléans est une véritable institution à Albi. L’établissement, fondé en 1902 face à la gare, est tenu depuis cinq générations par la même famille. En 1999, Hélène et Guillaume Arguel en ont pris les commandes. Un temps évoquée, la vente de l’hôtel-restaurant ne s’est pas faite. Au contraire. Le couple a choisi de faire confiance à ses employés et leur a proposé de s’associer. Ils sont désormais six à la tête de l’établissement albigeois qui emploie (en plus des associés) neuf salariés, hors saisonniers. «Nous avons songé à vendre, c’est vrai. Mais c’était sans compter sur notre équipe, ils nous ont aidés à tenir le cap», reconnaît, émue, Hélène Arguel. En 2014, les gérants proposent donc à cinq employés cette association assez peu commune dans ce secteur d’activité. «Ils ont répondu oui pour nous suivre dans cette folle aventure», poursuit Hélène qui est devenue employée tandis que son mari Guillaume, maître restaurateur, est l’un des six associés aux côtés d’Anne-Marie, «trente ans de maison», Myriam, Rachid «un ancien apprenti», Fabien et Pauline.

Hélène Arguel s’occupe de la promotion et multiplie les salons à l’étranger pour faire connaître la destination. Et elle dit merci à l’effet Unesco : «Avant 2010 quand on disait Albi, il fallait expliquer. Aujourd’hui, les gens connaissent le nom. Les retombées sont réelles».

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Chef étoilé

Le Grand Hôtel d’Orléans profite des gros événements sportifs organisés par la ville, travaille avec le festival Pause Guitare, la Scène nationale. Mais il faut aussi se renouveler. L’établissement a investi 1,8 million d’€ en travaux depuis 1999. Les 54 chambres ont été rénovées et trois chambres handicapées seront créées à l’automne, ce qui permettra à l’hôtel d’obtenir le label «tourisme handicap».

Le Grand Hôtel d’Orléans enregistre un taux d’occupation de 53 % dans la moyenne de la ville. Les étrangers représentent 40 % de la clientèle. «Ce sont surtout les Anglais, les Espagnols, les Catalans en particulier, et les Japonais», détaille Hélène Arguel qui souhaite développer la clientèle familiale et d’affaires dans un secteur révolutionné par internet. «65 % de nos réservations se font par ce biais.» Le site Booking, leader dans le domaine, a augmenté la note de l’hôtel, passée à 8,3 sur 10 (contre 7,8). Preuve que l’équipe aime aller de l’avant et se remettre en question.

«Nous avons investi dans la structure. En 2016, nous investissons dans l’humain. Nous avions besoin de nous renouveler. En cuisine, mon mari était dans le sillon familial. Il fallait aller chercher de la créativité ailleurs».

La surprise, c’est l’arrivée depuis peu de David Enjalran en cuisine. Étoilé à l’Esprit du vin, le chef apporte depuis deux mois son talent au restaurant La Goulue, qui reste une des tables reconnues de la cité. Un autre atout pour l’établissement albigeois.
source: la depeche.

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